Quelques nouvelles pour vous dire où nous en sommes avant de revenir en France et de vous raconter tout ça de vive voix...

Donc nous avons quitté La Paz il y a maintenant une semaine mas o menos, et nous avons filé jusqu'au Sud pour voir d'abord Potosí, les mines les plus exploitées au monde, 8 millions de morts en l'espace de quelques siècle, exploités par les espagnols donc pour alimenter le commerce triangulaire qui, on va me dire encore que je résume, donnera naissance au capitalisme le siècle suivant. Tout cela bien évidemment sous le pretexte d'évangélisation. Merci Jean-Paul!

Nous avons repris la route, un peu bouleversées donc, pour le Salar d'Uyuni, désert de sel sur des km à la ronde. Les paysages se sont enchainés pendant 3 jours, des déserts aux couleurs saisissantes, tellement que l'un d'eux s'appelle Salvador Dali. Nous avons vu des lacs incroyables, bleus azurs et peuplés de flamands roses, ou bien rouge sang lorsque le vent se lève. D'autres étaient verts, encerclés du blanc du sel. Nous y avons croisé toutes générations, nationalités, et inutile de vous dire que nous avons mis une ambiance d'enfer dans les refuges où nous dormions. Il fallait bien se réchauffer, nous étions jusqu'à 5000m, et nous n'étions pas forcément équipées pour ce genre de climat...

Ensuite nous avons rejoint le Chili, San Pedro de Atacama, un petit village au charme sicilien, dans un cadre plus proche du Sud bolivien avec ces immenses plaines et les volcans enneigés qui surplombent les quelques lamas et vigognes qui y vivent. Nous y avons célébré la fête nationale, pisco sour en main, entouré des amis chiliens que nous nous sommes fait dans la petite auberge où nous vivions.

Nous avons quitté nos nouveaux amis et ce petit village la larme à l'oeil pour filer vers le Nord, direction Arequipa, au Pérou. Nous y allons passer quelques jours pour nous reposer un peu après ces 20h de bus, et lundi nous partons pour le canyon de Colca, un peu plus à l'Est, avant de rejoindre définitivement à Lima pour y prendre notre avion.

Ah oui, pour ceux qui seraient tentés de nous organiser une fête surprise à l'aéroport, nous arrivons samedi soir à Charles de Gaulle, vers 20h15. Nous on apporte la guitare, les percussions, et une bonne humeur à révolutionner le pessimisme français ambiant.